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Видео коллективного ареста десятков старшеклассников в Мант-ла-Джоли вызывает сильные реакции


Сцена проходила в Мант-ла-Жоли (Ивелин) за несколько часов до этого, в середине дня: 153 молодых людей были арестованы «коллективно» силами безопасности после того, как насилие в полях завалов в средних школах Сент-Экзюпери и Жан-Ростана, двух учреждений, расположенных в 500 метрах друг от друга в центре пригородного района, недалеко от города Валь-Фурре. «Эти изображения впечатляют, но ни одна молодежь не пострадала или не подвергалась жестокому обращению, мы не регистрировали никаких жалоб», - сказал префект Ивелинс Жан-Жак Брот. «Изображение обязательно шокирует (...). Когда я сам увидел эти изображения, я был явно потрясен »., признал министр образования, опрошенный France Inter" (Перевод гугл)

Ils sont plusieurs dizaines d’adolescents, alignés en rangs, genoux à terre, en silence, mains derrière la nuque ou le dos, tête baissée, leur sac à dos sur les épaules, encadrés par des policiers en tenue, debout, casqués, armés de matraques et de boucliers. « Voilà une classe qui se tient sage », peut-on entendre un homme commenter sur l’une des vidéos diffusées – et très relayées – sur les réseaux sociaux jeudi 6 décembre au soir.

La scène s’est déroulée à Mantes-la-Jolie (Yvelines) quelques heures plus tôt, à la mi-journée : 153 jeunes ont été interpellés « collectivement » par les forces de l’ordre à la suite de violences commises en marge de blocages aux lycées Saint-Exupéry et Jean-Rostand, deux établissements situés à 500 mètres l’un de l’autre au cœur d’une zone pavillonnaire, aux abords de la cité du Val-Fourré. « Ces images sont impressionnantes, mais aucun jeune n’a été blessé, ni maltraité, nous n’avons enregistré aucune plainte », tient à souligner le préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot. « L’image est forcément choquante (…). Quand j’ai vu ces images moi-même, j’ai évidemment été choqué », a reconnu le ministre de l’éducation, interrogé par France inter, vendredi matin, tenant à rappeler le « contexte » de l’événement.

Cela faisait plusieurs jours que la tension montait à Mantes-la-Jolie. D’abord à proximité des deux établissements, mardi 4 décembre, où plusieurs poubelles ont été incendiées et des projectiles lancés sur les forces de l’ordre, qui ont riposté avec des grenades lacrymogènes. « Environ 200 jeunes vraiment chauds ont foncé sur les forces de l’ordre en leur jetant des pierres », témoigne un habitant. « Le préfet a demandé de ne pas utiliser de gaz lacrymogènes, mais la situation a commencé à dégénérer, ajoute Thierry Laurent, le directeur du cabinet du préfet, qui s’est rendu sur place. La police ne parvenait pas à repousser des jeunes qui n’étaient pas des lycéens. Là, deux ou trois grenades lacrymogènes ont été lancées et la dispersion a eu lieu. »

« Jets de pierres et de cailloux sur les policiers »

L’escalade de violence s’est poursuivie le lendemain. Le rassemblement de quelque 300 élèves devant le lycée Jean-Rostand a rapidement dégénéré avec des « feux de barricades » suivis par « des jets de pierres et de cailloux sur les policiers », raconte le même témoin. En parallèle, un petit groupe s’est introduit dans les habitations alentour pour y dérober une dizaine de bonbonnes de gaz, qui auraient été jetées dans un feu de poubelle. « Mais, heureusement, elles n’ont pas explosé », commente l’habitant, qui a vu les jeunes se diriger ensuite vers le Val-Fourré. « Nous avons alors donné la consigne de ne pas les poursuivre, souligne le directeur du cabinet du préfet. Nous sommes dans une logique de désescalade. »Mercredi, cinq jeunes gens ont été placés en garde à vue, selon le procureur de la République de Versailles, Vincent Lesclous.




Sur la journée de mobilisation : 700 lycéens interpellés au terme de la journée de mobilisation


Jeudi matin, les premières poubelles ont été incendiées vers 9 heures à Saint-Exupéry avant que deux véhicules ne s’embrasent sur le parking de la patinoire, à 300 mètres de l’établissement. « Les lycéens ont voulu bloquer l’entrée du lycée, situé au fond d’une impasse, mais ils ont vite fait demi-tour, car les policiers, qui étaient en planque tout autour, les attendaient, détaille un résident. Comme la veille, ils ont ensuite voulu les attirer vers le Val-Fourré, sauf que les forces de l’ordre étaient réparties des deux côtés de la rue. Du coup, ils se sont tous fait coincer derrière la Maison des associations-Agora, située en face du lycée Saint-Exupéry, là où les vidéos ont été tournées. »

Dans la soirée, ces images ont suscité nombre de réactions indignées. « Glaçant, inadmissible. Cela n’est pas la République. La jeunesse française humiliée. Mais que cherche le pouvoir sinon la colère en retour ? », s’est interrogé le leader de Génération.s et ancien candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, sur Twitter. « Intolérable », a commenté l’ancienne ministre et directrice générale d’Oxfam France Cécile Duflot ; « images inacceptables », a appuyé Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris. Le député La France insoumise de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel a dénoncé une « violence inacceptable et humiliante ». « Les images sont choquantes », a réagi sur Franceinfo Laurent Saint-Martin, vice-président La République en marche de la commission des finances de l’Assemblée nationale. « On peut être indigné quand on [les] voit. »




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Tags: Первоисточники, Протесты, Резонанс, Франция
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